Le papier de fromagerie

Vous avez toujours pensé que votre fromage était emballé dans du simple papier ? À quel point en êtes-vous sûre ?
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Derrière une fine feuille de papier se cache une couche barrière : la paraffine et les cires monocristallines, issues du pétrole. L’emballage doit protéger le produit, et cette couche offre un revêtement barrière contre les graisses, l’eau et la vapeur d’eau, ce que le papier seul ne permet pas.
Pour sortir du pétrole, les cires végétales hydrogénées présentent une alternative renouvelable, à condition de limiter les craquelures lors du séchage. L’emploi de micro- et nanocellulose en mélange limite ces défauts et réduit la quantité de cire nécessaire. Pour une application industrielle parfaite, les cires végétales restent toutefois additionnées de copolymères fossiles, ici à base de styrène-acrylate.
Le souci, c’est que ce qui rend l’emballage efficace peut aussi compliquer son recyclage. Le recyclage des papiers paraffinés chez un papetier est susceptible d’entraîner l’apparition de défauts visuels (taches translucides) ou le dépôt de paraffine sur les organes de la machine à papier, impactant son bon fonctionnement.
À l’échelle industrielle, la quantité d’emballages ménagers contenant de la paraffine entrant dans le processus de recyclage est sans conséquence : c’est un emballage recyclable en mélange avec des papiers moins contaminés, même si la couche barrière devient un contaminant et n’est pas valorisée.
On vous explique ce qu’il y a vraiment derrière les emballages papier-carton et leur recyclage dans notre dossier en libre accès, où vous retrouverez également nos infographies.


